Les nouvelles générations

Les vétérans sont la génération de 1900 à 1921 et de 1922 à 1945 environ. Ils ont connu un nomadisme principalement géographique. Nous parlons alors de mouvements de populations à grande échelle, les nomades précédents, ceux qui ont conquis notre planète le faisaient souvent pour d’autres raisons mais n’entrainaient pas des mouvements de masse mais plutôt de l’essaimage conquérant. C’est au cours de ces pérégrinations que ces générations ont commencé à échanger des pratiques nouvelles, basées sur des technologies neuves et des modes d’organisations qui s’éprouvaient ici ou là et qui s’implémentaient ailleurs sans tenir compte souvent des cultures ou des racines des individus ou des modes de consommations auxquels ils s’appliquaient.

Les baby-boomers sont la génération de 1946 à 1964 environ. Ce temps a été celui de l’avènement de la résidence secondaire et le début de l’éclatement de la sphère familiale multigénérationnelle (les grands parents cessant de vivre sous le même toit), le nombre d’enfants par couple explose, l’accomplissement se fait surtout par le travail, il est vrai qu’à l’époque les possibilités d’emploi étaient exceptionnelles, la valorisation sociale était en lien étroit avec la carrière. Génération plutôt matérialiste, qui a du respect pour l’autorité et la hiérarchie, cependant on commence à sentir certains déchirements entre rébellion et pouvoir (les prémices de mai 68 qui en seront en quelque sorte l’apogée). Le nomadisme devient aussi celui de l’emploi car quand il est relativement aisé de changer de lieu, pourquoi ne pas changer d’employeur aussi, le nomadisme commence également à se faire sentir de par la nature des biens acquis, l’ethnique est à la mode ou au contraire l’hyper tendance, cette génération est de moins en moins fidèle à un style.

Les X sont la génération de 1965 à 1981 environ, les « digitaux immigrants ». Ils ont fait de la recherche de défis et du besoin d’apprendre une religion, du voyage et de la découverte du monde un pattern et ont fait éclater le concept du mariage pour la vie entière (un mariage sur 2 ne résiste pas à plus de 7 ans de communauté), le seul relent du passé est lié aux valeurs transmises par certaines marques pour des « valeurs dites sûres dans une période de grande incertitude économique » Les attitudes sont de plus en plus égocentriques et le salaire n’est plus l’élément unique et moteur du travail. On commence à voir une recherche d’équilibre précise entre le travail, la famille et la vie. Le nomadisme est souvent lié à leur refus de plus en plus marqué par la description des tâches au bénéfice de l’assignation de responsabilités, qui les amènent à changer de carrières ou de se lancer dans des aventures collégiales avec des personnes partageant les mêmes valeurs.

Henri Jean Tolone

Henri Jean Tolone

Fondateur