Comment optimiser sa mémoire et la formation ?

La récupération détermine la facilité que vous pouvez avoir à vous souvenir de quelque chose et elle dépend de sa proximité avec votre niveau de conscience. En d’autres termes moins elle est profonde et plus facilement vous pouvez récupérer l’information.

La permanence dépend quant à elle de la force avec laquelle elle est ancrée dans votre mémoire. Certaines informations ont donc un fort niveau de permanence mais une faible capacité de récupération.

Le chercheur P. Wozniak a développé un système expert de calcul du temps qu’il faut pour oublier une information et la meilleure méthode pour en optimiser le souvenir.

Prenons un exemple simple pour illustrer les différences de ces deux composantes de la mémoire : essayez de vous souvenir d’un vieux numéro de téléphone vous ayant appartenu, beaucoup d’entre nous reconnaitrons qu’il est fort difficile de le faire, mais si on vous le montre par écrit devant vous, même partiellement il vous reviendra de suite. Il s’agit d’un numéro ancré mais dont le manque d’utilisation a fait plonger très profondément la capacité de récupération.

Dans le processus de formation (initiale ou continue) il en va de même, c’est pourquoi il y a tant d’insistance à vous exhorter d’appliquer immédiatement les outils, concepts ou raisonnements qui vous ont été délivrés. Cependant notre quotidien nous bouscule tant que malgré les bonnes résolutions nous ne sommes que très peu à mettre en œuvre cette volonté d’application. Certains d’entre nous le font d’une manière partielle risquant l’incohérence processuelle à terme.

C’est pourquoi nous militons à notre cabinet pour disjoindre une formation en modules et d’y adjoindre une ou des journées « refresh » ou d’accompagnement de mise en œuvre. Moult entreprises nous objectent le manque de temps pour ce faire et certaines arguent du coût engendré par de telles pratiques.

Mais si les deux ou trois jours investis à l’origine se trouvent, pour une immense majorité des récipiendaires, réduits à néant, de quelle économie parle-t-on ? De quel intérêt d’investissement s’agit-il ?

En effet très souvent les entreprises demandent assez légitimement quel peut être le retour sur investissement d’une formation et comment le calculer ? Nous pouvons ici affirmer que l’entreprise détient à elle seule la capacité de calcul pour peu qu’elle ait choisi une formation dont ses employés ont besoin pour un saut de compétence opérationnelle visible. Il existe à ce sujet des méthodes simples pour se faire basées sur l’enregistrement de critères pertinents avant et après la formation. (ex : pour le commercial, taux de concrétisation des offres, nombre de réclamations, nombre d’offres, de rendez vous, taux moyen de remise, fidélisation des clients, ect.etc.etc., pour le management : calcul du turn-over, nombre de conflits, nombres d’absences maladies courtes, nombre de dossiers en suspend, nombre de plaintes ou recours à la hiérarchie ou auprès du médiateur, etc.etc.etc., pour la direction : attractivité de l’entreprise par embauche ou par qualité des réponses, qualité des relations fournisseurs, intérêt médiatique spontané, relations avec les organisations représentatives du personnel, etc.etc.etc.)

De nombreux moyens existent maintenant pour optimiser le coût de la formation et sa récurrence obligatoire, gage de succès. Le E-learning en fait partie, bien que ne remplaçant pas les séances présentielles nécessaires, les reminder sont une autre forme d’ancrage, les séances de débriefing ont leurs avantages indéniables, les suivis individuels peuvent eux aussi contribuer à cette formidable augmentation de la mise en pratique et de la rétention de l’information.

Henri Jean Tolone

Henri Jean Tolone

Fondateur